Le permis, avec de l'ancienneté
Un permis B en cours de validité, détenu depuis plusieurs années. Le délai est réduit pour les conducteurs passés par la conduite accompagnée.
Le métier de chauffeur VTC est une profession réglementée. Il ne suffit pas d'avoir une voiture et un permis : il faut un examen, une carte professionnelle délivrée par la préfecture, une entreprise déclarée et un véhicule conforme.
Cette page fait le tour des conditions et des étapes, puis dit ce que personne ne dit toujours : à quoi ressemble la première année, une fois la carte en poche.
Ces conditions sont cumulatives : il en manque une, et la carte professionnelle n'est pas délivrée.
Un permis B en cours de validité, détenu depuis plusieurs années. Le délai est réduit pour les conducteurs passés par la conduite accompagnée.
Le bulletin n°2 du casier judiciaire est examiné. Certaines condamnations, notamment routières, ferment l'accès à la profession.
Une visite auprès d'un médecin agréé par la préfecture atteste que vous pouvez exercer le transport de personnes.
Une épreuve théorique (droit, gestion, sécurité, français, anglais) et une épreuve pratique de conduite et de relation client.
Micro-entreprise, EURL ou SASU : il faut un statut, un SIRET, et l'inscription au registre des exploitants VTC.
Une responsabilité civile professionnelle, et un véhicule répondant aux critères réglementaires de places, de dimensions, de puissance et d'ancienneté.
Les seuils précis (ancienneté de permis, critères du véhicule, durée de validité de la carte) évoluent par arrêté. Vérifiez les valeurs en vigueur sur service-public.fr avant d'engager une dépense, en particulier avant d'acheter un véhicule.
Ancienneté de permis, casier, aptitude médicale. C'est le moment de lever les doutes : tout le reste en dépend.
Inscription auprès de la chambre de métiers, puis théorie et pratique. Une formation préalable n'est pas obligatoire, mais le taux d'échec en candidat libre est élevé.
Dossier déposé en préfecture avec l'attestation de réussite. La carte est nominative et doit être renouvelée à échéance.
Choix du statut, immatriculation, SIRET, puis inscription au registre VTC. C'est l'étape qui conditionne l'accès aux plateformes.
Véhicule conforme, assurance RC professionnelle, macaron VTC apposé. Achat, LOA ou location auprès d'un loueur spécialisé.
Les montants officiels sont publics et fixes. C'est la formation, qui reste facultative, qui fait varier l'addition du simple au quadruple.
| Poste | Ce que c'est | Montant |
|---|---|---|
| Obligatoire | ||
| Inscription à l'examen, auprès de la chambre de métiers | 241 € pour l'admissibilité et l'admission, ou 116 € pour l'admission seule | |
| Nouveau passage de l'épreuve d'admission après un échec | 118 € par tentative | |
| Carte professionnelle VTC délivrée par la préfecture | environ 60 €, valable cinq ans | |
| Inscription au registre des exploitants VTC | 170 €, à renouveler tous les cinq ans | |
| Facultatif, mais déterminant | ||
| Formation en centre, selon la formule, la durée et le présentiel | de 400 € à 3 000 € | |
Soit de l'ordre de 830 € en candidat libre à 3 440 € en passant par un centre — sans compter le véhicule, l'assurance et la création de la société. Montants à vérifier auprès de votre chambre de métiers.
Il n'existe plus de passerelle ni d'équivalence : tout le monde passe l'examen. Il comporte une partie écrite — réglementation du transport, gestion, sécurité routière, français et anglais — et une épreuve pratique de conduite et de relation client d'une vingtaine de minutes.
La formation n'est pas obligatoire et vous pouvez vous présenter en candidat libre. C'est la voie la moins chère, et la plus risquée : chaque nouvelle tentative d'admission se paie, et l'anglais comme la gestion piègent régulièrement ceux qui ne les ont pas travaillés.
Permis B avec l'ancienneté requise, bulletin n°2 du casier judiciaire, et avis médical favorable délivré par un médecin agréé.
Attestation de réussite, pièce d'identité, photo, justificatif de domicile, et le dossier déposé en préfecture.
SIRET et Kbis de l'entreprise, attestation d'assurance transport de personnes à titre onéreux, carte grise du véhicule et macaron VTC.
Le chiffre d'affaires n'est pas le revenu. Entre le véhicule, le carburant ou la recharge, l'assurance, l'entretien, les cotisations et la commission des plateformes, la part qui reste est nettement inférieure à ce qu'affichent les simulateurs optimistes.
Vous êtes payé quand vous roulez avec un client. Les trajets à vide, l'attente et les annulations sont du temps non facturé.
C'est le premier poste de charge. Le choix entre achat, LOA et location conditionne votre point mort mensuel.
Commencer sans clientèle propre signifie dépendre des applications de réservation, de leurs prix et de leurs règles.
ALLAMEO ne sert à rien avant la carte professionnelle : l'inscription est fermée tant que vous n'êtes pas en règle. En revanche, dès que vous êtes en activité, l'application répond à deux situations qui reviennent toutes les semaines : la course que vous ne pouvez pas honorer, et l'heure creuse au milieu de la journée. Céder la première vous paie sans rouler, reprendre celle d'un confrère remplit la seconde.
Inscription gratuite, sans abonnement ni engagement. L'application ouvre le 1er janvier 2027 — suivez le compte à rebours.